À propos de cet événement
Parler IA, c'est d'abord parler travail. Et surtout de son évolution. L'intelligence artificielle interroge directement notre rapport au travail et à la connaissance. Elle fait bouger les lignes sur les emplois : leur transformation, leur diversification, leur intensification, leur autonomie, leur surveillance.
Sur le terrain, les réalités sont contrastées. Certains salariés expérimentent l'IA au quotidien, parfois en dehors de tout cadre officiel. D'autres n'y ont pas encore accès ou n'en perçoivent pas les enjeux.
Pendant ce temps, les directions accélèrent les déploiements sans toujours mesurer l'écart entre la vitesse d'implantation des outils et la capacité réelle des équipes à se les approprier.
L'évaluation de la performance, tant individuelle que collective, va évoluer sur la base des interactions entre les salariés et les IA. De quoi poser la question de la responsabilité des salariés sur les productions, mais aussi celle du rôle croissant des algorithmes dans les décisions qui relèvent traditionnellement du management : répartition des tâches, mesure de la productivité, évaluation des résultats etc.
Dans ce contexte, la place des représentants du personnel est décisive. Se former, maîtriser le sujet, comprendre l'appétence des salariés pour ces outils, mesurer l'écart entre la vitesse de déploiement de l'IA et la capacité des salariés à suivre : c'est le préalable à une pleine prise en compte de leur expression dans le dialogue social.
Le développement de l'IA ne doit pas borner à des gains de productivité, mais intégrer pleinement l'impact sur la transformation de l'effort cognitif des salariés, son accélération, et la capacité de chacun à le maîtriser.
Élus du CSE, vous êtes les premiers interlocuteurs des salariés face à une mutation qui ne doit laisser personne sur le bord du chemin.
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